Annales littéraires

Editor: Yvon Houssais

The Annales littéraires collection succeeds the service of the same name created in 1954 at the Faculty of Arts and Human Sciences of the University of Besançon. This collection presents a rich catalogue and is structured in about fifteen series, including four journals, supported by research teams covering largely the humanities and social sciences field.

  1. Bible de Paul Claudel

    Bible de Paul Claudel

    Maryze BAZAUD – Jacques HOURIEZ (preface by) – 2000

    Le relevé exhaustif des citations explicites de la Bible, établi par Maryze Bazaud et proposé par le Centre Jacques Petit représente une bonne part de la nourriture spirituelle et de l'inspiration créatrice de Paul Claudel. Cet ensemble n'a rien d'une étude. Il se présente comme un instrument de travail, indispensable, non seulement aux recherches sur les rapports de Claudel avec la Bible et sur sa pensée religieuse, mais aussi pour toute étude sérieuse de son oeuvre, tant la citation biblique est intégrée à son texte, appartient à son discours, tant la pensée claudélienne forme un tout indissociable dont ne saurait être exclu aucun aspect. Un tel relevé de citations peut apporter bien plus encore, cependant qu'un simple instrument de travail. Il permettra de mieux étudier une expérience unique et exemplaire de dialogue entre l'un de nos plus grands auteurs et le texte sacré. Il ne faut pas, en effet, se représenter le rapport de Claudel avec la Bible comme pure fantaisie, livrée au hasard de l'inspiration du moment. Il est consubstantiel à son expérience religieuse et à toute sa pensée. Il fait partie de sa vie.

    59.50 €
  2. Aragon, Elsa Triolet et les cultures étrangères

    Aragon, Elsa Triolet et les cultures étrangères

    Andrew MACANULTY (edit. director) – 2000

    Les oeuvres d'Aragon et d'Elsa Triolet sont intimement liées à plusieurs cultures étrangères. Les romans de la jeune femme russe devenue l'écrivain français Elsa Triolet puisent aux sources des grands classiques russes, Gorki ou Maïakoski et, au moment de la seconde guerre mondiale, sont influencés par des émissions de la B.B.C. Aragon, obsédé par l'Espagne et son romancero à partir de 1936 fut un traducteur qui théorisa le rapport traduction/écriture. La réception de son oeuvre dans l'Angleterre de la seconde guerre mondiale ou dans le Japon de l'Après-guerre connut des péripéties dues à l'hostilité de surréalistes exilés ou à son engagement politique. Dans les années quarante, l'humanisme de l'écrivain se fortifia d'un internationalisme prenant en compte le rôle des résistants de la M.O.I. L'ensemble des textes d'Aragon accorde une place essentielle à la langue et à la littérature russes, notamment à Pouchkine, et ses derniers romans révèlent l'importance décisive de l'inter-texte shakespearien.

    22.50 €
  3. Bagatelles pour l'éternité

    Bagatelles pour l'éternité

    Philippe BARON – Anne MANTERO (texts collected by) – 2000

    Bagatelles pour l'éternité (littéraire). On se souvient du jugement de Pline sur Martial : « il a écrit ses bagatelles en vue de la postérité ». Jeux, mais jeux sérieux de moraliste, suggérait de son côté Martial. Le paradoxe de l'épigramme achemine vers quelques questions. Comment le texte bref peut-il faire œuvre ? A ce qui n'a pas d'étendue, quelle place donner dans le champ de la littérature ? Et quel poids quand la ténuité de la forme se double de la frivolité ou de la contingence radicale du sujet ? Le choix de la brièveté relève souvent d'une démarche ambiguë : modestie affichée, mais biais pour échapper aux contraintes des grands genres et contestation des valeurs, stylistiques et mentales, qu'ils véhiculent. Les dix-sept études ici rassemblées permettent d'envisager, à partir d'exemples typiques, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, des fables d'Ésope aux nouvelles de Borges, des lais de Marie de France à un roman éclaté de R. Pinget, de Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand aux Phrases pour éventail de Claudel, certaines des stratégies et des significations de la brièveté. Là, comme dans les prologues de théâtre, les pièces en un acte, et aussi, pour une part, la fable, le miracle (Gautier de Coincy), ou le conte, dominent la considération pratique de la réception, le souci de s'accorder à l'impatience ou la fantaisie du public. Mais le bref ne se conçoit guère sans une esthétique. Malgré la diversité des postulations et des projets, on repère des méthodes similaires : l'ellipse, présente dans le récit lacunaire du poème en prose, et, déjà, dans les silences d'histoires folkloriques du XVIsiècle ; la discontinuité, qu'imposent l'impressionnisme de la notation dans le Journal des Goncourt, et plus encore les souvenirs inorganisés de l'autobiographie contemporaine ; l'art du démembrement, qu'il s'agisse du discours, pour l'ostentation spectaculaire d'un aphorisme, ou de la structure syntaxique, pour la sourde résonance des mots du poème. Quelques approches complètent ces analyses en dégageant tel modèle épistémologique sous-jacent à l'écriture des moralistes classiques, ou en étudiant des textes réflexifs, arts poétiques, théorie romantique du fragment.

    27.00 €
  4. Paul Claudel. Partage de Midi.

    Paul Claudel. Partage de Midi.

    Anne UBERSFELD – 1999


    Partage de Midi a une caractéristique surprenante : c'est une pièce autobiographique, affirmée comme telle, écrite par Claudel, de son propre aveu, pour se délivrer d'un drame particulièrement angoissant et qui le laissait démuni. Mais l'auteur dramatique ne dispose pas d'un je qui lui permettrait de se dire : il n'est pas sujet de l'énonciation (au moins pour le dialogue), il n'y a pas de personnage particulier auquel il puisse déléguer sa propre parole. L'autobiographique dans ce texte pose donc une question que nous n'avons pas fini de trouver devant nous. Il est assez extraordinaire de voir un auteur dramatique mettre en scène sa propre histoire ; ici le projet autobiographique est consubstantiel à l'écriture : le drame n'est pas écrit à l'aide de matériaux autobiographiques, il est écrit pour être autobiographie, pour donner sens au biographique aléatoire. Jamais on n'a vu de cas plus flagrant d'intertextualité biographique : Claudel écrit et réécrit Partage de Midi, avec le sentiment d'écrire et de réécrire sa propre vie, comme si le texte biographique et le texte dramatique étaient l'envers et l'endroit du même texte.

    10.00 €
  5. Les âmes

    Les âmes

    Colas DUFLO – Jean ROBELIN (ed.) – 1999

    On ne dispute plus de la notion d'âme, on la laisse à l'abandon. Pourtant, ses plus violents critiques finissent comme Hobbes ou Nietzsche par lui rendre les armes : concept impossible et pourtant inéliminable, l'âme se glisse dans l'écart entre signification et référence, entre intention et information, entre désir et besoin pour investir la part d'indétermination de notre comportement, ainsi que la dynamique de l'interlocution : on ne trouvera jamais l'âme sans un scalpel ; mais les âmes habitent notre capacité de donner sens et d'assumer nos responsabilités.

    13.50 €
  6. Les Voisinages du Moi

    Les Voisinages du Moi

    Marie MIGUET-OLLAGNIER – 1999

    Marie Miguet-0llagnier réunit dans Les Voisinages du moi sept études portant sur des œuvres ayant un rapport oblique avec le projet autobiographique. De même que René Char s'est senti le voisin de Van Gogh et a chanté ce qui le reliait au peintre de la Provence, de même les auteurs étudiés se sont réclamés d'une famille charnelle ou spirituelle. Ils ont pu choisir de se dire à travers un personnage admiré de leur famille (Hélène Cixous, Serge Doubrovsky), ils se sont adressés à l'hagiographie, aux mythes gréco-latins (Claude Louis-Combet) ou judéo-chrétiens (Jean-Baptiste Niel), ils ont trouvé des émissaires dans la littérature et la peinture (Michel Butor, Claude Simon). Se montrant tour à tour du dedans (je) ou du dehors (il, elle, S.), ils se sont avancés masqués. Le voisinage s'est parfois dilué dans un paysage brumeux, celui dont Marguerite Duras n'a cessé d'estomper les contours.

    12.00 €
  7. L'amour du drap, Blin & Blin, 1827-1975

    L'amour du drap, Blin & Blin, 1827-1975

    Jean-Claude DAUMAS – 1999

    Prestigieuse entreprise lainière, Blin et Blin est une de ces sociétés familiales de taille moyenne si caractéristiques du capitalisme français. Fondée en Alsace à l'aube de la révolution industrielle par un modeste colporteur juif, transférée en Normandie après la guerre de 1870 et devenue le fournisseur attitré des grands négociants du Quatre Septembre et de la Haute Couture, elle incarne un siècle durant un certain type d'entreprises textiles, celles qui, fortes d'un savoir-faire incomparable, ont fondé leur réussite sur la recherche de la qualité et la conquête des marchés étrangers. Encore prospère dans les années 1950 grâce à un développement spectaculaire des exportations, elle a été incapable de s'adapter à la démocratisation de la consommation et à l'essor du prêt-à-porter et, comme tant d'autres entreprises textiles, a été emportée par la crise des années 1970. Exceptionnellement riches, ses archives permettent d'en faire une histoire totale -à la fois économique, sociale et culturelle. Tous les aspects en sont évoqués ; les techniques, du métier à bras au métier à tisser sans navette -les lieux de production, de l'atelier domestique à l'usine intégrée -le financement -les produits, des tissus cardés, beaux et chers, destinés à l'habillement -les ouvriers, qu'une habile politique sociale a attachés à l'usine -une culture d'entreprise originale qui associe culte de la qualité et paternalisme -et cinq générations de patrons qui forment une belle dynastie industrielle restée fidèle, après bien des métamorphoses, à la religion du fondateur. Sans oublier la transformation réussie de l'usine, vidée de ses machines et de ses ouvriers, en un bel ensemble immobilier à travers lequel survit à Elbeuf le souvenir de la draperie.

    26.50 €
  8. La femme et son image dans l'oeuvre de Victor Segalen

    La femme et son image dans l'oeuvre de Victor Segalen

    Laurence CACHOT – 1999

    La femme occupe une place privilégiée dans l'œuvre de Victor Segalen. L'exaltation de la différence, qui fonde son Esthétique du Divers, inscrit en effet la réflexion du poète sur l'essence de la féminité dans le cadre d'une appréhension plus large du monde et des rapports humains. La figure féminine se révèle sous des aspects variés, et parfois contradictoires, qui trahissent l'ambivalence des sentiments que l'auteur nourrissait à l'égard de la femme, compagne attirante ou menaçante, lumineuse et mystérieuse. C'est tout l'intérêt de cette étude, une des premières à aborder les écrits de Victor Segalen d'un point de vue thématique, que de faire ressortir l'extrême complexité de cette image omniprésente dans l'ensemble de l'œuvre.

    14.50 €
  9. L'Imprégnation biblique des Proses de Paul Claudel

    L'Imprégnation biblique des Proses de Paul Claudel

    André ESPIAU DE LA MAËSTRE – 1999

    Il suffit de feuilleter la Table des Matières de ces Proses de Claudel, pour constater la complexité exceptionnelle de la thématique du recueil : critique d'art (poésie, théâtre, peinture, musique, sculpture, architecture), confidences biographiques, expériences professionnelles, conversations socratiques, européennes, américaines, asiatiques, réflexions politico-économiques etc. Mais cette diversité ne fait qu'illustrer l'unité profonde de l'homme, de l'artiste et du croyant. Le recensement et la mise en valeur de centaines de citations bibliques qui émaillent ces textes contribuent singulièrement à souligner l'homogénéité profonde et l'originalité de l'inspiration. Le symbolisme mallarméen s'y révèle symbolique mystique sans rien perdre de son réalisme anthropomorphique ni minimiser sa perception « lebensbejahend » du mystère passionnant de l'Homme et du dramatique finalisme de l'Histoire. Exempt de tout triomphalisme simpliste, humaniste et croyant, Claudel garde toujours son « Œil qui écoute ».

    12.00 €
  10. La didactique des langues étrangères à l'épreuve du sujet

    La didactique des langues étrangères à l'épreuve du sujet

    Patrick ANDERSON – 1999

    L'objet de l'ouvrage est de montrer que les concepts forgés ou empruntés en didactique des langues (DLE) concernant l'apprentissage d'une langue étrangère présentent une remarquable homogénéité et qu'il n'y a pas de rupture épistémologique avec le cadre mis en œuvre dans les années 1960 (Cette thèse est en opposition avec les discours (légitimés) du champ qui privilégient un éclectisme de bon ton, et laissent de côté la dimension intersubjective du processus apprendre) et qu'il manque à la DLE une théorie du sujet qui lui permettrait de sortir du réductionnisme techniciste et du marketing pédagogique dans lequel elle s'inscrit. La réflexion est menée à partir d'une relecture des concepts dominants de la didactique des langues et plus particulièrement de la didactique du Français langue étrangère (FLE) et privilégie trois axes : - La question de l'exercice de la didactique et l'examen de sa constitution. - La définition de la langue mise en œuvre - La question du sujet et la question du rapport au savoir. Enseignant pendant 20 ans au Centre de linguistique Appliquée de Besançon, Patrick ANDERSON est Maître de Conférences au Département des Lettres de l'Université de Haute-Alsace à Mulhouse.

    20.00 €