Annales littéraires

Responsable de la collection : France Marchal-Ninosque (Catherine Chedeau, suppléante)

La collection Annales littéraires succède au service du même nom créé en 1954 à la faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Besançon. Cette collection présente un riche catalogue et est structurée en une quinzaine de séries, dont quatre revues, soutenues par des équipes de recherches couvrant largement le secteur des sciences de l’homme et de la société.

  1. Inquisition et Société en Espagne

    Inquisition et Société en Espagne

    Anita GONZALEZ-RAYMOND – 1997

    Les relations de causes du tribunal de Valence (1566-1700) C'est une étude exhaustive des relations de causes du tribunal Inquisitorial espagnol de Valence entre les années 1560 et 1700 que nous propose l'auteur. Seule une étude quantitative permettait de saisir à la fois la typologie et la dynamique de la répression – hiérarchie des délits, flux, sentences – et celle de la dissidence – sociologie des accusés, origine géographique, degré d'agressivité.

    27.00 €
  2. Institutions et gens de finance en Franche-Comté 1674-1790
  3. Système(s)

    Système(s)

    COLLECTIF – 1996

    12.00 €
  4. Recherches en Linguistique Etrangère XVIII

    Recherches en Linguistique Etrangère XVIII

    Yves GILLI (dir.) – 1996

    15.00 €
  5. La Résistance et les Français

    La Résistance et les Français

    François MARCOT (dir.) – 1996

    Ce colloque, le cinquième de la série consacrée à ce thème, se veut une réflexion sur les relations entre La Résistance et les Français, saisies dans la variété de leurs formes, la multiplicité de leur objet, la diversité des points de vue à partir desquels les historiens tentent de les penser. Le thème de lutte armée et maquis est placé dans une perspective à long terme pour saisir les difficultés et les hésitations d'acteurs pour lesquels, dans l'action, rien n'a été simple, rien n'est allé de soi. Les communiquants sont retournés aux archives, avec modestie et abnégation, et ils ont sérieusement malmené quelques notions que le sens commun, la transmission de la mémoire et quelques ouvrages avaient fait prendre pour des évidences et qui ne sont que des reconstructions. En effet, la lutte armée et les maquis occupent une place bien particulière dans la production historiographique française : jusqu'à une période récente, on a surtout connu des témoignages d'acteurs et des récits journalistiques, avec prédominance de l'aspect histoire-batailles.

    22.00 €
  6. Outils documentaires pour philosophes

    Outils documentaires pour philosophes

    Jean-Pierre COTTEN (dir.) – Marie-Madeleine VARET-PIETRI (éd.) – 1996

    S'ils ne veulent rester indéfiniment à la remorque des autres, les philosophes se doivent d'étudier l'adaptation à leurs disciplines des procédures modernes du traitement documentaire. Ce recueil d'études et de documents illustre quelques-unes de ces approches, sans dissimuler les difficultés qu'elles rencontrent et les interrogations qu'elles soulèvent. Ces études sont nées des Journées organisées à Besançon par le CENTRE DE DOCUMENTATION ET BIBLIOGRAPHIE PHILOSOPHIQUES. Initié naguère par Gaston Berger, ce Centre unique en son genre dans ce domaine est le lieu naturel pour les échanges de vues sur le sujet. On souhaite que ce volume contribue à attirer l'attention des professionnels de la philosophie sur un problème qui les concerne tous, et qu'il soit le premier d'une série à développer avec leur concours. On accueillera volontiers suggestions et contributions.

    22.00 €
  7. Aurélien d'Aragon

    Aurélien d'Aragon

    Carine TRÉVISAN – 1996

    « Roman du retour », Aurélien représente le désarroi consécutif à la Grande Guerre, désigné dans les années vingt comme un « nouveau mal du siècle ». Figure du désœuvrement et du désengagement, le personnage éponyme est au cœur de la réflexion romanesque sur l'impact de la guerre sur la figuration de soi et la perception du réel. La dépersonnalisation, notion empruntée à la psychiatrie, permet ici de cerner au plus près la dérive subjective du survivant dans un monde déréalisé. C'est par le choix d'une forme narrative spécifique qu'Aragon aborde la question d'une mémoire blessée par la guerre. Le travail sur la disjonction temporelle, la répétition et le leitmotiv, sur le hasard, embrayeur fictionnel et signe du dysfonctionnement de la causalité, sur la thématique de l'identité ont été retenus dans cette étude comme caractéristiques de l'écriture aragonienne de l'histoire. Ecrit en marge des circonstances de la rédaction, l'Occupation, Aurélien permet de repenser les rapports de l'écriture à la guerre, écriture qui, dans ses troubles et ses plis, mime, par empathie, la débâcle des survivants tout en effectuant un travail de cicatrisation, de remembrement, d'apaisement.

    18.00 €
  8. A la fenêtre noire des poètes

    A la fenêtre noire des poètes

    François MIGEOT – 1996

    On trouvera dessiné ici le parcours d'un analisant. Le terme, par la licence orthographique qu'il s'octroie, tend à souligner les liens qu'il entretient avec son homologue du divan. Pour que l'analyse s'engage, textuelle ou non, il faut y mettre du sien, il y faut du transfert, il faut un sujet supposé savoir, ou un texte supposé détenteur d'une énigme. Dans cette affaire, le texte n'est donc plus le patient supportant impassible les violences d'une herméneutique : il est répondant d'une parole qui se construit entre ses propres mots. C'est donc les avatars de cette relance mutuelle du texte et de la lecture que nous suivons ici. Ce travail, à la faveur des clefs qu'il. forge et des passages qu'il s'est frayés au fil des visites réitérées aux oeuvres, offre à ses lecteurs un "roman analytique" sur la trame duquel les romans individuels pourront venir broder, pour mieux en découdre avec les habits toujours neufs du texte de Breton.

    15.00 €
  9. Le théâtre des romanciers

    Le théâtre des romanciers

    Marie MIGUET-OLLAGNIER (txt réunis par) – 1996

    Nous avons réuni treize études portant sur des auteurs du dix-neuvième ou du vingtième siècle qui, essentiellement romanciers, ont une fois (Flaubert, Michel Tournier) ou tout au moins rarement, eu recours à l'expression dramatique. A quelle exigence personnelle a obéi cette écriture ? Les auteurs se sont-ils fourvoyés dans un genre où ils n'étaient pas vraiment à l'aise ? Ont-ils été découragés par un accueil défavorable de la critique ou du public ? Si certaines de ces pièces sont actuellement jouées avec succès comme Le Faiseur de Balzac, d'autres, celles de Céline ou de Julien Gracq, sont peut-être injustement oubliées : on souhaiterait que des metteurs en scène donnent une seconde chance à des textes de théâtre qui pour l'instant n'ont guère qu'une existence livresque.

    18.00 €
  10. L'aventure baroque chez Claudel et Calderón

    L'aventure baroque chez Claudel et Calderón

    Ruth REICHELBERG – 1996

    Claudel et Calderón, deux grands poètes chrétiens, deux croyants. Lequel est-il le plus primitif, lequel le plus moderne ? L'étude proposée confronte deux écrivains, baroques tous deux. L'un appartient au siècle d'or espagnol, l'autre à la modernité. Chez l'un et chez l'autre, le paradis est le commencement et la fin de l'Histoire. « Alpha et omega ». Et tous deux sont en quête du chemin qui y retourne. Toute l'histoire humaine devient la mise en scène d'un itinéraire, pénible pour Calderón, enthousiasmant pour Claudel, de l'innocence ignorante à l'innocence qui sait. Tous deux conçoivent la poésie et comme art de réminiscence et comme art prophétique. Or, selon la belle parole d'Eugenio d'Ors « tout art de réminiscence ou de prophétie est toujours plus ou moins baroque ». Œuvres habitées par la nostalgie du Paradis Perdu, œuvres donc, par essence, profondément baroques. Chez Claudel, l'expression baroque se pressent, joyeuse et exubérante, comme une récompense, vision liée très certainement à l'inouïe vitalité du poète et à son optimisme foncier. Pour Calderón, bien plus pessimiste, le baroque est une longue patience, tourmentée et trouble comme le vin de Dionysos. Ainsi Claudel, le moderne devient le primitif tandis que l'ancien, Calderón épanche sur nous sa douceur terriblement désabusée.

    10.00 €