Littérature française et étrangère

  1. Paul Claudel et la mise en scène : Autour de L'annonce faite à Marie

    Paul Claudel et la mise en scène : Autour de L'annonce faite à Marie

    Alain BERETTA – 2000

    Le présent ouvrage évoque l'intérêt considérable éprouvé par Paul Claudel pour la mise en scène du texte théâtral, à l'occasion de sa première pièce jouée et longtemps portée en lui, L'Annonce faite à Marie. Organisée chronologiquement, l'étude montre comment, après avoir douté des vertus scéniques de sa pièce, l'auteur suit d'abord sa création par Lugné-Poe (1912), puis supervise la très originale mise en scène allemande de Hellerau (1913). Mais après ces brillants débuts, toutes les autres expériences scéniques de Claudel à propos de L'Annonce s'avèrent décevantes : soit elles se limitent à des projets qui avortent, soit elles n'aboutissent qu'à des satisfactions illusoires, pour se clore par l'incohérence de la mise en scène de la Comédie-Française en 1955, quelques jours avant la mort du dramaturge. Quoi qu'il en soit, ses engagements dans des spectacles très différents permettent de mettre en évidence de façon concrète et vivante ses idées sur la mise en scène et de faire revivre quelques moments forts de la vie théâtrale dans la première moitié du XXe siècle, à l'occasion de la fortune scénique d'une pièce majeure.

    27.00 €
  2. Autour de Julien Green au coeur de Léviathan

    Autour de Julien Green au coeur de Léviathan

    Marie-Françoise CANÉROT – Michèle RACLOT (txt réunis par) – 2000

    Voici de quoi nourrir l'âme et l'esprit de ceux que la mort de Julien Green, le 13 août 1998, a laissés seuls au coeur du silence. Ils ne manqueront pas de noter que la diversité des sujets des deux colloques ici réunis « s'accompagne d'une mystérieuse impression d'unité. Le secret de celle-ci ne serait-il pas dans l'audace d'une oeuvre qui, saisie par l'un ou l'autre de ses aspects, dit toujours, grâce à des mises en scène implacables, le plus grave de tous les conflits : celui de l'humain et de l'inhumain ? ».

    22.50 €
  3. Pratiques discursives et acquisition des langues étrangères

    Pratiques discursives et acquisition des langues étrangères

    COLLECTIF – 2000

    Les colloques « Acquisition d'une langue étrangère : perspectives et recherches »servent, à intervalles réguliers depuis 1979, à faire le point en matière de recherche sur l'acquisition des langues parmi les chercheurs francophones. Le Xe colloque de ce type s'est tenu à l'Université de Franche-Comté, Besançon, en Septembre 1996. Le thème « Pratiques Discursives et acquisition des langues étrangères », retenu pour cette rencontre, a permis de faire avancer la réflexion sur les problèmes posés par la description des pratiques discursives (verbales ou non verbales) de l'apprenant, de l'enseignant et/ou de l'expert. Les travaux rassemblés dans cette ouvrage correspondent à des versions remaniées à des fins de publication des textes de communications.

    30.49 €
  4. L'Epique : fins et confins

    L'Epique : fins et confins

    Pierre FRANTZ (dir.) – 2000

    Si l'épique semble avoir déserté, depuis des siècles, un monde décidément désenchanté, la nostalgie romantique n'est peut-être pas le moyen le plus sûr de nous en approcher. L'étude sans préjugés d'épopées très diverse, de l'Iliade à la Henriade et du Moyen Age au romantisme fait apparaître l'étonnante vitalité d'un genre qui rencontre encore un public, alors que le rapport au monde, qu'il semblait présupposer, n'est plus qu'un lointain souvenir, et qui se montrait déjà « littéraire » et critique lorsqu'on l'imaginait naïf ou primitif. La confrontation de modèles canoniques, de textes limites ou critiques est ici révélatrice de la pérennité littéraire de l'épopée.

    16.00 €
  5. Littérature et Médecine

    Littérature et Médecine

    Marie MIGUET-OLLAGNIER – Philippe BARON (txt réunis par) – 2000

    Le personnage du médecin, le rapport du patient avec un corps souffrant suscitent un intérêt privilégié dans le domaine littéraire. Certains auteurs étudiés dans le cadre d'un séminaire de DEA ont eux-mêmes pratiqué la médecine ou ont été témoins d'un père qui la pratiquait. D'autres ont observé sur eux les progrès d'une maladie. Le regard de l'écrivain a pu être marqué par la sympathie ou par une distance entraînant une peinture caricaturale. Des fictions romanesques ou dramatiques, des essais, des écrits autobiographiques gardent la trace d'un tel intérêt. Les études portent sur la littérature française, espagnole, anglaise, allemande. Les auteurs des communications sont en général spécialistes de littérature. Des médecins ont aussi apporté leur collaboration.

    24.00 €
  6. Bible de Paul Claudel

    Bible de Paul Claudel

    Maryze BAZAUD – Jacques HOURIEZ (préf.) – 2000

    Le relevé exhaustif des citations explicites de la Bible, établi par Maryze Bazaud et proposé par le Centre Jacques Petit représente une bonne part de la nourriture spirituelle et de l'inspiration créatrice de Paul Claudel. Cet ensemble n'a rien d'une étude. Il se présente comme un instrument de travail, indispensable, non seulement aux recherches sur les rapports de Claudel avec la Bible et sur sa pensée religieuse, mais aussi pour toute étude sérieuse de son oeuvre, tant la citation biblique est intégrée à son texte, appartient à son discours, tant la pensée claudélienne forme un tout indissociable dont ne saurait être exclu aucun aspect. Un tel relevé de citations peut apporter bien plus encore, cependant qu'un simple instrument de travail. Il permettra de mieux étudier une expérience unique et exemplaire de dialogue entre l'un de nos plus grands auteurs et le texte sacré. Il ne faut pas, en effet, se représenter le rapport de Claudel avec la Bible comme pure fantaisie, livrée au hasard de l'inspiration du moment. Il est consubstantiel à son expérience religieuse et à toute sa pensée. Il fait partie de sa vie.

    59.50 €
  7. Bagatelles pour l'éternité

    Bagatelles pour l'éternité

    Philippe BARON – Anne MANTERO (txt réunis par) – 2000

    Bagatelles pour l'éternité (littéraire). On se souvient du jugement de Pline sur Martial : « il a écrit ses bagatelles en vue de la postérité ». Jeux, mais jeux sérieux de moraliste, suggérait de son côté Martial. Le paradoxe de l'épigramme achemine vers quelques questions. Comment le texte bref peut-il faire œuvre ? A ce qui n'a pas d'étendue, quelle place donner dans le champ de la littérature ? Et quel poids quand la ténuité de la forme se double de la frivolité ou de la contingence radicale du sujet ? Le choix de la brièveté relève souvent d'une démarche ambiguë : modestie affichée, mais biais pour échapper aux contraintes des grands genres et contestation des valeurs, stylistiques et mentales, qu'ils véhiculent. Les dix-sept études ici rassemblées permettent d'envisager, à partir d'exemples typiques, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, des fables d'Ésope aux nouvelles de Borges, des lais de Marie de France à un roman éclaté de R. Pinget, de Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand aux Phrases pour éventail de Claudel, certaines des stratégies et des significations de la brièveté. Là, comme dans les prologues de théâtre, les pièces en un acte, et aussi, pour une part, la fable, le miracle (Gautier de Coincy), ou le conte, dominent la considération pratique de la réception, le souci de s'accorder à l'impatience ou la fantaisie du public. Mais le bref ne se conçoit guère sans une esthétique. Malgré la diversité des postulations et des projets, on repère des méthodes similaires : l'ellipse, présente dans le récit lacunaire du poème en prose, et, déjà, dans les silences d'histoires folkloriques du XVIsiècle ; la discontinuité, qu'imposent l'impressionnisme de la notation dans le Journal des Goncourt, et plus encore les souvenirs inorganisés de l'autobiographie contemporaine ; l'art du démembrement, qu'il s'agisse du discours, pour l'ostentation spectaculaire d'un aphorisme, ou de la structure syntaxique, pour la sourde résonance des mots du poème. Quelques approches complètent ces analyses en dégageant tel modèle épistémologique sous-jacent à l'écriture des moralistes classiques, ou en étudiant des textes réflexifs, arts poétiques, théorie romantique du fragment.

    27.00 €
  8. Paul Claudel. Partage de Midi.

    Paul Claudel. Partage de Midi.

    Anne UBERSFELD – 1999


    Partage de Midi a une caractéristique surprenante : c'est une pièce autobiographique, affirmée comme telle, écrite par Claudel, de son propre aveu, pour se délivrer d'un drame particulièrement angoissant et qui le laissait démuni. Mais l'auteur dramatique ne dispose pas d'un je qui lui permettrait de se dire : il n'est pas sujet de l'énonciation (au moins pour le dialogue), il n'y a pas de personnage particulier auquel il puisse déléguer sa propre parole. L'autobiographique dans ce texte pose donc une question que nous n'avons pas fini de trouver devant nous. Il est assez extraordinaire de voir un auteur dramatique mettre en scène sa propre histoire ; ici le projet autobiographique est consubstantiel à l'écriture : le drame n'est pas écrit à l'aide de matériaux autobiographiques, il est écrit pour être autobiographie, pour donner sens au biographique aléatoire. Jamais on n'a vu de cas plus flagrant d'intertextualité biographique : Claudel écrit et réécrit Partage de Midi, avec le sentiment d'écrire et de réécrire sa propre vie, comme si le texte biographique et le texte dramatique étaient l'envers et l'endroit du même texte.

    10.00 €
  9. Les Voisinages du Moi

    Les Voisinages du Moi

    Marie MIGUET-OLLAGNIER – 1999

    Marie Miguet-0llagnier réunit dans Les Voisinages du moi sept études portant sur des œuvres ayant un rapport oblique avec le projet autobiographique. De même que René Char s'est senti le voisin de Van Gogh et a chanté ce qui le reliait au peintre de la Provence, de même les auteurs étudiés se sont réclamés d'une famille charnelle ou spirituelle. Ils ont pu choisir de se dire à travers un personnage admiré de leur famille (Hélène Cixous, Serge Doubrovsky), ils se sont adressés à l'hagiographie, aux mythes gréco-latins (Claude Louis-Combet) ou judéo-chrétiens (Jean-Baptiste Niel), ils ont trouvé des émissaires dans la littérature et la peinture (Michel Butor, Claude Simon). Se montrant tour à tour du dedans (je) ou du dehors (il, elle, S.), ils se sont avancés masqués. Le voisinage s'est parfois dilué dans un paysage brumeux, celui dont Marguerite Duras n'a cessé d'estomper les contours.

    12.00 €
  10. La femme et son image dans l'oeuvre de Victor Segalen

    La femme et son image dans l'oeuvre de Victor Segalen

    Laurence CACHOT – 1999

    La femme occupe une place privilégiée dans l'œuvre de Victor Segalen. L'exaltation de la différence, qui fonde son Esthétique du Divers, inscrit en effet la réflexion du poète sur l'essence de la féminité dans le cadre d'une appréhension plus large du monde et des rapports humains. La figure féminine se révèle sous des aspects variés, et parfois contradictoires, qui trahissent l'ambivalence des sentiments que l'auteur nourrissait à l'égard de la femme, compagne attirante ou menaçante, lumineuse et mystérieuse. C'est tout l'intérêt de cette étude, une des premières à aborder les écrits de Victor Segalen d'un point de vue thématique, que de faire ressortir l'extrême complexité de cette image omniprésente dans l'ensemble de l'œuvre.

    14.50 €