Littérature française et étrangère

  1. L'Intertextualité

    L'Intertextualité

    Marie MIGUET-OLLAGNIER – Nathalie LIMAT-LETELLIER (dir.) – 1998

    Le présent volume s'ouvre sur le bilan d'une trentaine d'années de recherches consacrées à l'intertextualité, ce vaste champ théorique où se croisent plusieurs disciplines et courants d'idées. Viennent ensuite dix-sept études sur des textes et leur contexte d'écriture. En effet, les particularités d'un corpus, l'approfondissement d'une poétique permettent de combiner des notions déjà établies et parfois de les compléter, notamment les classifications très utilisées de Genette. En outre, les variations de genre et de style, l'abondance ou la raréfaction des emprunts à d'autres textes peuvent être analysées à travers l'imaginaire, l'esthétique, l'idéologie d'un auteur ou d'un groupe littéraire.
    Certains exemples font valoir les jeux fictionnels ou les contraintes structurelles ; d'autres éclairent surtout l'arrière-plan biographique ou culturel, l'incidence de l'inconscient, l'ancrage socio-historique, l'horizon d'attente du public. Car il s'agit essentiellement ici d'explorer les fonctions, les effets, les enjeux de l'intertextualité. Par conséquent, les formes implicites ou diffuses n'ont pas été écartées lorsqu'elles se présentent comme une ressource possible dans des circonstances ou à des fins précises. Activité herméneutique par excellence, la lecture intertextuelle ne manque pas de relancer le 'plaisir du texte", mais loin de nous disperser entre les allusions, références et citations, elle nous rend finalement plus attentifs à des corrélations, à des tendances générales qui offrent une synthèse révélatrice de chaque époque : l'ésotérisme médiéval, les codes de l'imitation antique et classique, la défense et illustration du Burlesque, l'esprit des Lumières, les mythologies du Romantisme et de la Décadence, les expériences de la modernité...

    44.00 €
  2. Fantastique et Evénement

    Fantastique et Evénement

    Florent MONTACLAIR – Jean-Pierre PICOT (préf.) – 1997

    Par delà leurs divergences, Verne et Lovecraft sont unis par un même rejet de la définition du fantastique constituée au début du dix-neuvième siècle, et par la volonté d'introduire une dimension scientifique dans la littérature. En quoi leur production est-elle novatrice et comment s'inscrit-elle dans le prolongement des courants littéraires qui s'expriment dans leurs pays respectifs ? Comment leur rejet d'un genre de fantastique détermine-t-il leurs conceptions de la littérature et quelle forme prennent les aspects nouveaux de leurs écrits ?

    16.50 €
  3. Litérales II

    Litérales II

    Jacques HOURIEZ (dir.) – 1997

    Parmi les approches de la critique contemporaine et plus spécialement celles qui se consacrent à l'étude de l'imaginaire, la mythocritique occupe une place de choix. Les treize études réunies dans ce volume en illustrent quelques aspects. La mythocritique se propose de découvrir les mythes déclarés ou latents contenus dans les oeuvres littéraires. Le mythe peut d'abord être le fantasme d'une imagination personnelle ou collective : quelques études illustrent ce premier sens, celui que Barthes donne à ce mot dans Mythologies. Mais il est aussi une histoire exemplaire située au temps des origines. Plusieurs spécialistes ont cherché comment se réécrivaient dans l'oeuvre littéraire -théâtre, poésie, mémoires, conte, roman -quelques-unes de ces histoires fondamentales, généralement empruntées à la Bible ou à la tradition gréco-latine. Le but est notamment de mettre en lumière l'imaginaire de quelques écrivains et de l'époque à laquelle ils appartiennent. Les investigations ont porté sur la littérature latine (Apulée), allemande, anglo-saxonne, aussi bien que sur les oeuvres françaises d'époque médiévale, classique ou contemporaine.

    20.00 €
  4. Aspects de la critique

    Aspects de la critique

    COLLECTIF – 1997

    La critique est plus que jamais à l'ordre du jour. Des universitaires de Birmingham et de Besançon ont voulu confronter l'expérience qu'ils en ont lors d'un colloque qui s'est tenu à Besançon en janvier 1996. Ils l'envisagent par rapport à la littérature, au théâtre, à la peinture et à la chanson. Ils s'interrogent aussi sur son utilisation pédagogique et publient ici le résultat de leurs réflexions.

    18.00 €
  5. Ascétisme et eudémonisme chez Platon

    Ascétisme et eudémonisme chez Platon

    Claude LOUIS-COMBET – 1997

    Cet ouvrage qui fut d'abord un travail d'étudiant (1962) a pris tout son sens, au fil du temps, par rapport à une œuvre d'écrivain dont l'auteur pas plus qu'un autre, ne pouvait entendre qu'à propos de Platon le prélude était donné.

    18.00 €
  6. Etudes textuelles 6

    Etudes textuelles 6

    Roger BARNY – 1997

    3.50 €
  7. Métamorphoses du mythe

    Métamorphoses du mythe

    Marie MIGUET-OLLAGNIER – 1997

    Dans Métamorphoses du mythe, Marie Miguet-0llagnier poursuit des recherches qu'elle avait déjà menées dans La Mythologie de Marcel Proust et dans Mythanalyses ou au sein d'ouvrages collectifs comme le Dictionnaire des mythes littéraires. Elle s'est attachée soit à mettre en lumière des mythes latents dans des œuvres qui n'en déclarent pas la présence (ainsi les mythes gémellaires dans la trilogie romanesque d'Agota Kristof, la catabase dans Voyage au bout de la nuit), soit à étudier la réécriture de mythes dont l'auteur se réclame : celui d'Amphitryon chez Giraudoux, du déluge chez Le Clézio. L'intérêt apparent pour l'imaginaire gréco-latin peut d'ailleurs masquer la volonté de s'intéresser à des mythes bibliques. Certains scénarios sont particulièrement aptes à nous montrer comment l'homme traverse l'histoire : deux versions de la légende du Juif errant ont été étudiées dans cette optique. Enfin depuis Marguerite Yourcenar jusqu'à Michèle Sarde et Hélène Cixous bien des auteurs réécrivent les mythes en revalorisant le partenaire féminin : l'accent n'est plus mis sur OEdipe mais sur Jocaste ; Eurydice est plus intéressante qu'Orphée.

    24.00 €
  8. L'aventure baroque chez Claudel et Calderón

    L'aventure baroque chez Claudel et Calderón

    Ruth REICHELBERG – 1996

    Claudel et Calderón, deux grands poètes chrétiens, deux croyants. Lequel est-il le plus primitif, lequel le plus moderne ? L'étude proposée confronte deux écrivains, baroques tous deux. L'un appartient au siècle d'or espagnol, l'autre à la modernité. Chez l'un et chez l'autre, le paradis est le commencement et la fin de l'Histoire. « Alpha et omega ». Et tous deux sont en quête du chemin qui y retourne. Toute l'histoire humaine devient la mise en scène d'un itinéraire, pénible pour Calderón, enthousiasmant pour Claudel, de l'innocence ignorante à l'innocence qui sait. Tous deux conçoivent la poésie et comme art de réminiscence et comme art prophétique. Or, selon la belle parole d'Eugenio d'Ors « tout art de réminiscence ou de prophétie est toujours plus ou moins baroque ». Œuvres habitées par la nostalgie du Paradis Perdu, œuvres donc, par essence, profondément baroques. Chez Claudel, l'expression baroque se pressent, joyeuse et exubérante, comme une récompense, vision liée très certainement à l'inouïe vitalité du poète et à son optimisme foncier. Pour Calderón, bien plus pessimiste, le baroque est une longue patience, tourmentée et trouble comme le vin de Dionysos. Ainsi Claudel, le moderne devient le primitif tandis que l'ancien, Calderón épanche sur nous sa douceur terriblement désabusée.

    10.00 €
  9. Le théâtre des romanciers

    Le théâtre des romanciers

    Marie MIGUET-OLLAGNIER (txt réunis par) – 1996

    Nous avons réuni treize études portant sur des auteurs du dix-neuvième ou du vingtième siècle qui, essentiellement romanciers, ont une fois (Flaubert, Michel Tournier) ou tout au moins rarement, eu recours à l'expression dramatique. A quelle exigence personnelle a obéi cette écriture ? Les auteurs se sont-ils fourvoyés dans un genre où ils n'étaient pas vraiment à l'aise ? Ont-ils été découragés par un accueil défavorable de la critique ou du public ? Si certaines de ces pièces sont actuellement jouées avec succès comme Le Faiseur de Balzac, d'autres, celles de Céline ou de Julien Gracq, sont peut-être injustement oubliées : on souhaiterait que des metteurs en scène donnent une seconde chance à des textes de théâtre qui pour l'instant n'ont guère qu'une existence livresque.

    18.00 €
  10. "Ballade n'est pas morte"

    "Ballade n'est pas morte"

    Bertrand DEGOTT – 1996

    « Ballade n'est pas morte ». Étude sur la pratique de la ballade médiévale depuis 1850. Parmi les poèmes à refrain ressuscités vers 1850, la ballade en particulier connaît des valorisations diverses, parfois contradictoires : forme nationale ou refuge d'utopistes, instrument d'ascèse et de discipline, cadre archaïque, mais propre à tout dire du présent. Sous le patronage des lyriques médiévaux, elle demeure notre forme commune et l'enfance de l'art poétique.

    19.00 €