Littérature française et étrangère

  1. Ecrire au XIXe siècle

    Ecrire au XIXe siècle

    Luce CZYBA – 1998

    Le désir d'étudier la littérature dans ses rapports avec la société a inspiré, pour une large part, les articles rassemblés dans ce volume. La représentation de la société, le regard porté sur les femmes, le rapport de l'écrivain à l'Histoire ont donc d'abord été envisagés ; puis les enjeux du voyage de l'artiste et la question centrale de la mise en œuvre de son imaginaire ; enfin les livres d'enfants (contes, roman, manuel scolaire) et les formes populaires du roman rose et du feuilleton. Qu'il s'agisse de Flaubert, de Balzac, de Zola, de Taine, de Vallès, de Musset, de G. Sand, de V. Hugo ou des livres pour enfants, du roman rose et du feuilleton, la réflexion se fonde sur la lecture de textes précis, sur l'examen de leur organisation interne, de leurs réseaux de signes, de leurs métaphores et de leurs images, son propos étant de tenter de mettre en évidence le fonctionnement, la fonction et le sens de l'écriture dans chacun d'entre eux.

    22.00 €
  2. Le visible et l'invisible

    Le visible et l'invisible

    Claude-Pierre PEREZ – 1998

    Comme toutes les œuvres de même envergure, celle de Claudel nous frappe et nous retient d'abord par ce qu'elle offre de singulier . Pourtant, à mesure que les années passent, il devient de plus en plus clair que ce poète n'a rien, quoi qu'on ait pu dire, d'un aérolithe tombé d'un ciel gréco-biblique dans le poulailler littéraire post-symboliste. Son œuvre s'inscrit dans une histoire intellectuelle qui est une histoire de longue durée : celle de ce qu'on a appelé -d'un mot plein d'ambiguïtés- romantisme.

    Ceci se vérifie -nonobstant les accès de colère anti-romantiques de l'intéressé- lorsqu'il monte à l'assaut contre les positivistes, avec les catholiques et les vitalistes du tournant du siècle, en brandissant des armes curieusement analogues à celles que la Naturphilosophie avait jadis déployées contre les mécanistes ; lorsqu'on examine l'usage qu'il fait de l'universelle analogie, chargée conformément à une tradition vénérable, mais non pas seulement catholique, de nous passer d'un monde à l'autre, du visible à l'invisible ; ou encore lorsqu'on interroge une poétique qui ne s'en prend aux romantiques que pour mieux sauver les principaux articles de leur credo, sous réserve de les récrire pour les mettre en conformité avec les commandements d'un catholicisme original et rigoureux.
    Pourtant, si ce livre s'emploie à conduire une archéologie des propositions claudéliennes, ce n'est pas pour le morne plaisir de rabattre le singulier sur le collectif, ni pour sacrifier à la manie des sources ou des origines : mais plutôt par désir d'y voir clair, de saisir les lignes de force dans la diversité et la profusion des propos - ce qui se peut d'autant mieux, m'a-t-il semblé, qu'on se transporte en amont de l'œuvre, et qu'on resitue les propositions de Claudel dans une histoire suffisamment longue, où la singularité se mesure surtout en termes de variation. Et c'est peut-être encore, dans une fin de siècle obsédée de nouveauté, manière de prêter l'oreille à l'avertissement de Delacroix : ce ne sont pas les idées neuves qui font les hommes de génie, mais « cette idée qui les possède que ce qui a été dit ne l'a pas encore été assez ».

     

    16.50 €
  3. L'Intertextualité

    L'Intertextualité

    Marie MIGUET-OLLAGNIER – Nathalie LIMAT-LETELLIER (dir.) – 1998

    Le présent volume s'ouvre sur le bilan d'une trentaine d'années de recherches consacrées à l'intertextualité, ce vaste champ théorique où se croisent plusieurs disciplines et courants d'idées. Viennent ensuite dix-sept études sur des textes et leur contexte d'écriture. En effet, les particularités d'un corpus, l'approfondissement d'une poétique permettent de combiner des notions déjà établies et parfois de les compléter, notamment les classifications très utilisées de Genette. En outre, les variations de genre et de style, l'abondance ou la raréfaction des emprunts à d'autres textes peuvent être analysées à travers l'imaginaire, l'esthétique, l'idéologie d'un auteur ou d'un groupe littéraire.
    Certains exemples font valoir les jeux fictionnels ou les contraintes structurelles ; d'autres éclairent surtout l'arrière-plan biographique ou culturel, l'incidence de l'inconscient, l'ancrage socio-historique, l'horizon d'attente du public. Car il s'agit essentiellement ici d'explorer les fonctions, les effets, les enjeux de l'intertextualité. Par conséquent, les formes implicites ou diffuses n'ont pas été écartées lorsqu'elles se présentent comme une ressource possible dans des circonstances ou à des fins précises. Activité herméneutique par excellence, la lecture intertextuelle ne manque pas de relancer le 'plaisir du texte", mais loin de nous disperser entre les allusions, références et citations, elle nous rend finalement plus attentifs à des corrélations, à des tendances générales qui offrent une synthèse révélatrice de chaque époque : l'ésotérisme médiéval, les codes de l'imitation antique et classique, la défense et illustration du Burlesque, l'esprit des Lumières, les mythologies du Romantisme et de la Décadence, les expériences de la modernité...

    44.00 €
  4. Fantastique et Evénement

    Fantastique et Evénement

    Florent MONTACLAIR – Jean-Pierre PICOT (préf.) – 1997

    Par delà leurs divergences, Verne et Lovecraft sont unis par un même rejet de la définition du fantastique constituée au début du dix-neuvième siècle, et par la volonté d'introduire une dimension scientifique dans la littérature. En quoi leur production est-elle novatrice et comment s'inscrit-elle dans le prolongement des courants littéraires qui s'expriment dans leurs pays respectifs ? Comment leur rejet d'un genre de fantastique détermine-t-il leurs conceptions de la littérature et quelle forme prennent les aspects nouveaux de leurs écrits ?

    16.50 €
  5. Litérales II

    Litérales II

    Jacques HOURIEZ (dir.) – 1997

    Parmi les approches de la critique contemporaine et plus spécialement celles qui se consacrent à l'étude de l'imaginaire, la mythocritique occupe une place de choix. Les treize études réunies dans ce volume en illustrent quelques aspects. La mythocritique se propose de découvrir les mythes déclarés ou latents contenus dans les oeuvres littéraires. Le mythe peut d'abord être le fantasme d'une imagination personnelle ou collective : quelques études illustrent ce premier sens, celui que Barthes donne à ce mot dans Mythologies. Mais il est aussi une histoire exemplaire située au temps des origines. Plusieurs spécialistes ont cherché comment se réécrivaient dans l'oeuvre littéraire -théâtre, poésie, mémoires, conte, roman -quelques-unes de ces histoires fondamentales, généralement empruntées à la Bible ou à la tradition gréco-latine. Le but est notamment de mettre en lumière l'imaginaire de quelques écrivains et de l'époque à laquelle ils appartiennent. Les investigations ont porté sur la littérature latine (Apulée), allemande, anglo-saxonne, aussi bien que sur les oeuvres françaises d'époque médiévale, classique ou contemporaine.

    20.00 €
  6. Aspects de la critique

    Aspects de la critique

    COLLECTIF – 1997

    La critique est plus que jamais à l'ordre du jour. Des universitaires de Birmingham et de Besançon ont voulu confronter l'expérience qu'ils en ont lors d'un colloque qui s'est tenu à Besançon en janvier 1996. Ils l'envisagent par rapport à la littérature, au théâtre, à la peinture et à la chanson. Ils s'interrogent aussi sur son utilisation pédagogique et publient ici le résultat de leurs réflexions.

    18.00 €
  7. Ascétisme et eudémonisme chez Platon

    Ascétisme et eudémonisme chez Platon

    Claude LOUIS-COMBET – 1997

    Cet ouvrage qui fut d'abord un travail d'étudiant (1962) a pris tout son sens, au fil du temps, par rapport à une œuvre d'écrivain dont l'auteur pas plus qu'un autre, ne pouvait entendre qu'à propos de Platon le prélude était donné.

    18.00 €
  8. Etudes textuelles 6

    Etudes textuelles 6

    Roger BARNY – 1997

    3.50 €
  9. Métamorphoses du mythe

    Métamorphoses du mythe

    Marie MIGUET-OLLAGNIER – 1997

    Dans Métamorphoses du mythe, Marie Miguet-0llagnier poursuit des recherches qu'elle avait déjà menées dans La Mythologie de Marcel Proust et dans Mythanalyses ou au sein d'ouvrages collectifs comme le Dictionnaire des mythes littéraires. Elle s'est attachée soit à mettre en lumière des mythes latents dans des œuvres qui n'en déclarent pas la présence (ainsi les mythes gémellaires dans la trilogie romanesque d'Agota Kristof, la catabase dans Voyage au bout de la nuit), soit à étudier la réécriture de mythes dont l'auteur se réclame : celui d'Amphitryon chez Giraudoux, du déluge chez Le Clézio. L'intérêt apparent pour l'imaginaire gréco-latin peut d'ailleurs masquer la volonté de s'intéresser à des mythes bibliques. Certains scénarios sont particulièrement aptes à nous montrer comment l'homme traverse l'histoire : deux versions de la légende du Juif errant ont été étudiées dans cette optique. Enfin depuis Marguerite Yourcenar jusqu'à Michèle Sarde et Hélène Cixous bien des auteurs réécrivent les mythes en revalorisant le partenaire féminin : l'accent n'est plus mis sur OEdipe mais sur Jocaste ; Eurydice est plus intéressante qu'Orphée.

    24.00 €
  10. L'aventure baroque chez Claudel et Calderón

    L'aventure baroque chez Claudel et Calderón

    Ruth REICHELBERG – 1996

    Claudel et Calderón, deux grands poètes chrétiens, deux croyants. Lequel est-il le plus primitif, lequel le plus moderne ? L'étude proposée confronte deux écrivains, baroques tous deux. L'un appartient au siècle d'or espagnol, l'autre à la modernité. Chez l'un et chez l'autre, le paradis est le commencement et la fin de l'Histoire. « Alpha et omega ». Et tous deux sont en quête du chemin qui y retourne. Toute l'histoire humaine devient la mise en scène d'un itinéraire, pénible pour Calderón, enthousiasmant pour Claudel, de l'innocence ignorante à l'innocence qui sait. Tous deux conçoivent la poésie et comme art de réminiscence et comme art prophétique. Or, selon la belle parole d'Eugenio d'Ors « tout art de réminiscence ou de prophétie est toujours plus ou moins baroque ». Œuvres habitées par la nostalgie du Paradis Perdu, œuvres donc, par essence, profondément baroques. Chez Claudel, l'expression baroque se pressent, joyeuse et exubérante, comme une récompense, vision liée très certainement à l'inouïe vitalité du poète et à son optimisme foncier. Pour Calderón, bien plus pessimiste, le baroque est une longue patience, tourmentée et trouble comme le vin de Dionysos. Ainsi Claudel, le moderne devient le primitif tandis que l'ancien, Calderón épanche sur nous sa douceur terriblement désabusée.

    10.00 €