Le vif du sujet

Le vif du sujet

Andrée CHAUVIN-VILENO – François MIGEOT – Claude CONDÉ (dir.)

2004 – ISBN : 978-2-84867-074-4 – 322 pages – format : 15*21 cm

Collection : Annales littéraires

Série : Linguistique, sémiotique et communication

Disponibilité : En stock

20.00 €
OU
Résumé
Comment les chercheurs en sciences du langage et en littérature entendent-ils et font-ils travailler le concept de sujet ? Vif du sujet et/ou vide du sujet ? Cet ouvrage qui rassemble vingt contributions et constitue la trace d'une expérience de trois années (1997—2000) du séminaire Texte Lecture Interprétation de l'équipe Laseldi-Grelis fait le deuil d'un sujet plein, supposé maître d'un dit/écrit univoque ; il part de l'idée que le sujet est une construction — un effet de langage — et prend le parti d'envisager dans leur diversité les analyses qui lui donnent consistance. Des parcours et des cohérences sont à élaborer par le lecteur au sein de ce massif d'articles qui invite au dialogue : l'ouvrage est en effet constitué par sept modules qui posent des délimitations sans ériger pour autant des frontières infranchissables entre les perspectives. Un premier ensemble s'attache à la description de la langue dans le cadre de modèles globalement énonciatifs. Un second ensemble se fonde sur la conception psychanalytique, notamment freudienne, du sujet clivé et présente des approches contrastées. Le troisième ensemble s'intéresse au jeu de la langue dans le discours social passant au crible d'une investigation sémio-linguistique et pragmatique trois genres discursifs bien différents. Le quatrième ensemble, qui partage le socle bakhtinien du précédent, propose une démarche pour le texte littéraire en traitant des mises en scène textuelles qu'opère le style. Les trois derniers ensembles portent sur des textes littéraires singuliers ou des collections de textes ressortissant à plusieurs variétés génériques (récits fictionnels, textes autobiographiques et autofictionnels, poésie lyrique), et à deux tendances principales : selon la première, le sujet est appréhendé comme sujet de l'énonciation à travers les traces verbales repérables d'une activité qui participe à la production sémiotique ; selon la seconde le sujet est celui de la psyché et son activité excède les traces, joue à cache-traces ou joue dans ses traces en profitant du jeu qu'elles ménagent.
Sommaire
Auteur(s)
Andrée CHAUVIN-VILENO (dir.)
François MIGEOT (dir.)
Claude CONDÉ (dir.)
éléments téléchargeables
En Ligne